Deep Neural Networks for Large Vocabulary Handwritten Text Recognition

Théodore Bluche · 2015

Réseaux de Neurones Profonds pour la Reconnaissance de Texte Manucrit à Large Vocabulaire La transcription automatique du texte dans les documents manuscrits a de nombreuses applications, allant du traitement automatique des documents à leur indexation ou leur compréhension. L'une des approches les plus populaires de nos jours consiste à parcourir l'image d'une ligne de texte avec une fenêtre glissante, de laquelle un certain nombre de caractéristiques sont extraites, et modélisées par des Modèles de Markov Cachés (MMC). Quand ils sont associés à des réseaux de neurones, comme des Perceptrons Multi-Couches (PMC) ou Réseaux de Neurones Récurrents de type Longue Mémoire à Court Terme (RNR-LMCT), et à un modèle de langue, ces modèles produisent de bonnes transcriptions. D'autre part, dans de nombreuses applications d'apprentissage automatique, telles que la reconnaissance de la parole ou d'images, des réseaux de neurones profonds, comportant plusieurs couches cachées, ont récemment permis une réduction significative des taux d'erreur.Dans cette thèse, nous menons une étude poussée de différents aspects de modèles optiques basés sur des réseaux de neurones profonds dans le cadre de systèmes hybrides réseaux de neurones / MMC, dans le but de mieux comprendre et évaluer leur importance relative. Dans un premier temps, nous montrons que des réseaux de neurones profonds apportent des améliorations cohérentes et significatives par rapport à des réseaux ne comportant qu'une ou deux couches cachées, et ce quel que soit le type de réseau étudié, PMC ou RNR, et d'entrée du réseau, caractéristiques ou pixels. Nous montrons également que les réseaux de neurones utilisant les pixels directement ont des performances comparables à ceux utilisant des caractéristiques de plus haut niveau, et que la profondeur des réseaux est un élément important de la réduction de l'écart de performance entre ces deux types d'entrées, confirmant la théorie selon laquelle les réseaux profonds calculent des représentations pertinantes, de complexités croissantes, de leurs entrées, en apprenant les caractéristiques de façon automatique. Malgré la domination flagrante des RNR-LMCT dans les publications récentes en reconnaissance d'écriture manuscrite, nous montrons que des PMCs profonds atteignent des performances comparables. De plus, nous avons évalué plusieurs critères d'entrainement des réseaux. Avec un entrainement discriminant de séquences, nous reportons, pour des systèmes PMC/MMC, des améliorations comparables à celles observées en reconnaissance de la parole. Nous montrons également que la méthode de Classification Temporelle Connexionniste est particulièrement adaptée aux RNRs. Enfin, la technique du dropout a récemment été appliquée aux RNR. Nous avons testé son effet à différentes positions relatives aux connexions récurrentes des RNRs, et nous montrons l'importance du choix de ces positions.Nous avons mené nos expériences sur trois bases de données publiques, qui représentent deux langues (l'anglais et le français), et deux époques, en utilisant plusieurs types d'entrées pour les réseaux de neurones : des caractéristiques prédéfinies, et les simples valeurs de pixels. Nous avons validé notre approche en participant à la compétition HTRtS en 2014, où nous avons obtenu la deuxième place. Les résultats des systèmes présentés dans cette thèse, avec les deux types de réseaux de neurones et d'entrées, sont comparables à l'état de l'art sur les bases Rimes et IAM, et leur combinaison dépasse les meilleurs résultats publiés sur les trois bases considérées.

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