After the music box: A history of automation in real-time musical performance

Alyssa Michaud · eScholarship@McGill (McGill) · 2020

Après la boîte à musique : une histoire de l’automation dans la performance musicale en temps réel prend pour objet de recherche la réception et l’usage de l’automation dans la musique au cours du dernier siècle. Faisant appel à des méthodes empruntées à la musicologie ainsi qu’aux études médiatiques, j’examine la transformation du discours entourant les technologies musicales au cours de leurs toutes premières années d’existence, cette période qui précède la cristallisation de leurs fonctions et de leurs significations, et j’y situe la démarche humaine qui sous-tend chaque processus d’automation. Cette thèse explore trois périodes historiques qui font la lumière sur la relation entre l’automation et la création musicale par l’humain : la technologie des pianos mécaniques au début du vingtième siècle, les synthétiseurs et les séquenceurs au milieu de ce même siècle, ainsi que la technologie de synthèse vocale au début du vingt-et-unième siècle. Au cours des chapitres 1 et 2, j’examine trois modèles comparables de pianos mécaniques. À partir de matériaux publicitaires, de publications commerciales et de discours tirés de la presse populaire, je me penche sur l’anxiété générée par ces nouvelles technologies et sur les efforts faits en vue de définir la fonction de ces machines. J’y corrige certaines incompréhensions historiques au sujet des pianos mécaniques, rétablis une certaine compréhension de l’importance accordée à la créativité humaine en lien avec l’utilisation de ces appareils, et situe ces derniers dans un contexte technologique favorable à la facilitation du travail. Dans le chapitre 3, j’analyse l’histoire de la réception de deux groupes qui furent parmi les premiers à proposer une musique techno pop, de manière à identifier les différentes formes d’anxiété engendrées cette fois par la déshumanisation de la création musicale dans le panorama globalisé de la musique populaire des années 1970. Enfin, dans les chapitres 4 et 5, je m’intéresse au logiciel de synthèse vocale Vocaloid et aux concerts holographiques. En examinant des performances réalisées à l’aide de ce logiciel dans le contexte de recherches sur les communautés créatives en ligne et la culture des admirateurs [fan culture], je défends l’idée selon laquelle les contributions d’utilisateurs en ligne et la participation structurée des admirateurs à l’occasion des concerts sont la preuve d’un nouveau type de performance, rendu possible par les technologies d’automation au vingt-et-unième siècle. Cette étude soutient une compréhension et une reconnaissance de la démarche humaine au cœur de performances intégrant l’automation, et démontre l’importance que prend la création musicale amatrice dans le développement des nouvelles technologies musicales

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