Stochastic systems divergence through reinforcement learning
Sami Zhioua · Corpus Université Laval (Université Laval) · 2008
Les mathématiques offrent un cadre convenable pour raisonner rigoureusement sur les systèmes et phénomènes réels. Par exemple, en génie logiciel, les méthodes formelles sont parmi les outils les plus efficaces pour détecter les anomalies dans les logiciels. Plusieurs systèmes réels sont stochastiques par nature dans le sens où leur comportement est sujet à un aspect d'incertitude. La représentation de ce genre de systèmes requiert des modèles stochastiques comme les processus de Markov étiquetés (LMP), les processus de Markov décisionnels (MDP), etc. Cette thèse porte sur la quantification de la différence entre les systèmes stochastiques. Les contributions majeures sont : 1. une nouvelle approche pour quantifier la divergence entre les systèmes stochastiques basée sur l'apprentissage par renforcement, 2. une nouvelle famille de notions d'équivalence qui se situe entre l'équivalence par trace et la bisimulation, et 3. un cadre plus flexible pour la définition des notions d'équivalence qui se base sur les tests. Le résultat principal de la thèse est que l'apprentissage par renforcement, qui est une branche de l'intelligence artificielle particulièrement efficace en présence d'incertitude, peut être utilisé pour quantifier efficacement cette divergence. L'idée clé est de définir un MDP à partir des systèmes à comparer de telle sorte que la valeur optimale de cet MDP corresponde à la divergence entre eux. La caractéristique la plus attrayante de l'approche proposée est qu'elle est complètement indépendante des structures internes des systèmes à comparer. Pour cette raison, l'approche peut être appliquée à différents types de systèmes stochastiques. La deuxième contribution est une nouvelle famille de notions d'équivalence, que nous appelons moment, qui est plus forte que l'équivalence par trace mais plus faible que la bisimulation. Cette famille se définit naturellement à travers la coïncidence de moments de variable aléatoires (d'où son nom) et possède une caractérisation simple en terme de tests. Nous montrons que moment fait partie d'un cadre plus grand, appelé test-observation-equivalence (TOE), qui constitue la troisième contribution de cette thèse. Il s'agit d'un cadre plus flexible pour la définition des notions d'équivalence basé sur les tests.