When Is ‘Techno-talk’ a Fatal Distraction? ICT in Contemporary Development Discourse on Africa

Jìmí O. Adésínà · Africa Development · 2006

The last two-and-half decades have seen a resurgence of neo-modernisation thinking, which is most evident in the imageries of modernity that infuse the dominant contemporary development discourse on Africa. The discussion on Information and Communication Technology (ICT) has become a signifier of that development mindset and the alleged solution to Africa’s development problems. In this paper, we argue that while ICT offers tremendous potentials, its use in the current dominant development discourse tends to confuse the appearance of things with their essence. It fails to address the multidimensional nature of the development crisis and impediments that have developed in the last twenty-five years, and is in danger of reproducing elements of perverse growth identified in first two decades of post-colonial development experience. In failing to address how twenty-five years of neoliberal vivisectomy compounded Africa’s development crisis, the ICT techno-talk is in danger of becoming a distraction. It becomes a fatal distraction where its discourse diverts attention from the key elements of this vivisection and its consequences. Fundamental to rethinking Africa’s development, the paper argues, is connecting the dots: the relationship between development crisis and debt peonage, aid-dependency, the retreat from the public (social) policy domain, and the dissonance between the regional development objectives and current trade regimes. Critical to sustainable ICT, specifically, and development broadly is reinventing the public domain. We use the state of higher education on the continent to illustrate this, and the imperative of endogeneity. Ces deux dernieres decennies et demie ont vu la resurgence d’une forme de pensee caracteristique de la neo-modernisation, tres visible a travers l’imaginaire de la modernite dont est impregne le discours contemporain dominant sur le developpement africain. Le debat sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) est devenu un symbole de cette mentalite du developpement ainsi que la supposee solution aux problemes de developpement de l’Afrique. Cet article affirme que meme si les TIC offrent d’enormes potentialites, leur usage au sein de l’actuel discours dominant sur le developpement conduit a un amalgame entre l’apparence et l’essence du phenomene du developpement. Ils n’apportent pas d’explication appropriee a la nature multidimensionnelle de la crise de developpement qui s’est accrue ces vingt-cinq dernieres annees. Pire, les TIC risquent de reproduire les memes elements d’une croissance malsaine qui avaient ete identifies lors des deux premieres decennies de l’experience de developpement post-colonial. En fermant les yeux sur les vingt-cinq annees de vivisectomie neoliberale qui ont rendu plus aigue la crise de developpement de l’Afrique, le techno-discours sur les TIC risque fort de nous mettre de la poudre aux yeux. Les TIC sont en passe de nous distraire fatalement de l’essentiel, car le discours sur lequel ces technologies sont basees risque fort de divertir notre attention des elements cles de cette vivisection et de ses consequences. Afin de mieux repenser le developpement de l’Afrique, il faudrait rassembler les pieces du puzzle: retablir une relation entre la crise de developpement et l’endettement, la dependance envers l’aide exterieure, le retrait du domaine de la politique (sociale) publique et la dissonance entre les objectifs de developpement regional et les regimes commerciaux actuels. Nous nous inspirons de la crise au sein de l’enseignement superieur africain, afin d’illustrer ceci, de meme que l’imperatif d’endogeneite.

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